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capitainealex 52 ans ariege (09)
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Bonjour
Je suis Alex Audrey, ancien policier a l'île Maurice. Durant ma carrière de policier, j'ai eu a effectuer des trafics illégaux dans le domaine de la drogue et des armes. En ce moment la, tout mes virements bancaires se faisaient dans mon compte bancaire dans un pays de l'Afrique de l'ouest appelle le Bénin à l'aide de l'ex Président de la République du Bénin "MATHIEU KEREKOU"qui a chaque virement avait son pourcentage. Mon oncologue vient de me diagnostiquer un cancer métastatique et que mes jours était comptes du fait de mon état de santé dégrade , il m'a été conseille par le père de mon église et guides spirituelles après confession et de faire une charité avec une grande partie de ces fonds dont Je dispose dans cette banque Béninoise à de différentes personnes dans presque tout les pays du monde afin que le seigneur pardonne mes Péchés. Vous recevrez un don de 80.000 euros. Au nom du seigneur créateur du ciel et de la terre. Je pars pour les USA et La Grande Bretagne des ce soir pour continuer mes soins. Au nom de Dieu créateur du ciel et de la Terre , je vous prie d'accepter ce don et en échange je réclame juste la Prière afin que mon opération se passe très bien je vous offre ce Don du fond du coeur. Je vous prie de prendre contact par courriel d'abord avec ce notaire pour réclamer votre donation

Notaire: Robert DOSSOU

Email :studio.legale.master.dossou@gmail.com
Très sincèrement
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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 11:36

Mariages « gris »

"Mariages « gris » : Eric Besson courtise les bruns"

Le ministre des « expulsions » et de l'identité nationale a annoncé mercredi 18 novembre qu'il allait « engager une réflexion » sur les « mariages gris ». Il s'agit, nous prévient-il, de partir en croisade contre les mariages « conclus en abusant de la vulnérabilité de personnes en situation de faiblesse, dans le seul but d'obtenir un titre de séjour ou un accès à la nationalité française ».

A l'appui de ce qu'il présente comme une « escroquerie sentimentale à but migratoire », Eric Besson ne fournit aucune étude statistique justifiant la création d'un groupe de travail pour lutter contre ces mariages binationaux. En réalité, en choisissant une expression volontairement indigne et infamante, ce ministre souhaite attirer l'attention médiatique sur ses gesticulations nauséabondes. Mais il s'agit surtout de jeter l'opprobre sur les mariages mixtes en laissant entendre que l'échec du couple repose nécessairement sur l'intention malveillante du conjoint étranger. A n'en pas douter, le groupe de travail - auquel a opportunément été associé le ministère de la Justice - ne manquera pas de trouver une traduction pénale à ce nouvel écart démagogique. Peut-être pourrait-il commencer par rappeler à Eric Besson que les distinctions entre les personnes physiques à raison de leur origine constituent une discrimination aux termes de l'article 225-1 du Code pénal ?

Avec cette dernière provocation, la majorité au pouvoir nous rappelle qu'il est donc possible, en France, en 2009 :

- de déclarer publiquement qu'un jeune homme « ne correspond pas du tout au prototype » de « l'Auvergnat » parce qu'il mange du cochon et boit de la bière, ou encore que c'est quand « il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes » ;

- de demander aux intellectuels de se soumettre à un devoir de réserve lorsqu'ils entendent exprimer un point de vue sur le sarkozysme ;

- de qualifier de « gris » des mariages prétendument douteux entre français et étranger ;

Le Syndicat de la magistrature est profondément indigné de l'escalade verbale à l'œuvre au plus haut sommet de l'Etat et rappelle son attachement aux principes fondamentaux de la liberté du mariage comme du droit à une vie privée et familiale sans discriminations. http://syndicat-magistrature.org/spip.php ?article989
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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 07:50

L'anarchie n'est pas l'absence de règles, mais le libre choix des règles.

Le principe de base de l'anarchie:
Le prince Piotr Kropotkin est célèbre pour avoir établi l'une des premières tentatives de formalisation rationnelle du principe qui sous-tend l'anarchie sous toute forme dans “Le principe anarchiste”. Cette idée fondamentale est très simple en elle-même, et peut être formulée comme suit:

L'anarchie consiste à n'accepter aucun chef pour imposer des règles dont on ne veut pas.

L'anarchie n'est pas l'absence de règles, mais le libre choix des règles. Le synonyme “acratie” est techniquement plus juste pour désigner l'idéal poursuivi par les anarchistes, en ce qu'il indique clairement qu'il n'y a pas d'autorité pour imposer des règles non-voulues: “a-” pour absence de, et “-crate” pour autorité absolue, source unilatérale de règles.

La clef de l'anarchie, présente dans son principe fondateur, est l'accord libre de l'individu, qui peut accepter ou rejeter une règle sans être exposé à une contrainte ayant une origine humaine externe. Toute société, toute organisation, tout principe social fonctionnant sur la base du consentement libre de chaque membre est anarchiste.

La distinction entre consentement libre et consentement forcé est cruciale pour comprendre l'anarchie. L'existence d'une contrainte causée par la volonté d'un autre implique que le consentement soumis à cette contrainte n'est pas libre: cela constitue une règle non-voulue implicite aux conditions du choix. Par conséquent le choix d'accepter ou non une règle doit se faire sans préjuger de l'existence ou de l'action d'un autre pour être libre. Réciproquement, le consentement reste libre même en présence de contraintes si celles-ci n'ont aucune origine dans la volonté de l'autre.

La conséquence trop souvent méconnue de ce raisonnement, y compris de la part d'anarchistes auto-proclamés, c'est que seule une règle universelle peut être librement choisie et donc respecter le principe anarchiste: une telle règle doit pouvoir s'appliquer indifféremment de l'individu qui l'a choisie. Pour faire simple, toute règle qui s'appuie sur une différence de condition individuelle, comme par exemple la naissance au sein d'une famille donnée ou d'un territoire délimité, s'appuie au final sur l'existence ou les actions d'un ou plusieurs individus externes et est donc intrinséquement en violation du principe anarchiste. Autrement dit, il est impossible de choisir librement de suivre ou non une telle règle à moins que la condition utilisée ne soit universelle à tous les individus, indistinctement. Un moyen simple de juger du caractère universel d'une règle consiste à la comparer à sa réciproque (en inversant les situations des individus concernés). Par exemple, une règle anarcho-nationaliste interdisant le franchissement d'une frontière dans un sens n'est anarchiste que si elle interdit également à celui qui l'a choisie de franchir la frontière dans l'autre sens (et ne peut s'appliquer de manière anarchiste qu'à ceux qui reconnaissent la frontière en question, mais c'est un autre problème abordé dans le paragraphe sur la justice et la loi en anarchie).

L'anarchie en pratique:
Le principe anarchiste a été mis en pratique à de très nombreuses reprises au cours de l'Histoire des civilisations humaines, au moins de l'Antiquité à nos jours.

Exemples de civilisations ayant appliqué en tout ou partie le principe anarchiste:
- les Sumériens aux environs de 5000 à 4000 av. J.C.
- les Islandais de 930 à 1262
- les Irlandais celtes de 800 av. J.C. jusqu'en 1700 environ
- les Kabyles avant leur intégration forcée aux royaumes du Maghreb
- les Américains de la Frontière au XVIIème et XVIIIème siècles
- les Israëliens des Kibboutzim
- le monde européen occidental du XIXème et tout début du XXème siècle
- les pirates des Caraïbes du XVIème au XVIIIème siècles
- les Apaches
- les Igbos jusqu'à la colonisation du Niger
- les Bushmen du Kalahari
- les Aborigènes d'Australie
- les Corsaires Ottomans du XVIème au XIXème siècle
- Les réfugiés Sarhawi, depuis 1976
- les Pygmées du Zaïre
- les Eskimos
- les Kuikuru d'Amérique du Sud
- les Massims de Papouasie-Mélanésie
- les Santals de l'Inde

Note: Ne sont abordés ici que les exemples de populations. Cette liste n'est pas exhaustive, mais sa longueur montre déjà que, loin d'être saugrenue, la vie sans chefs a longtemps été un standard de fait pour beaucoup de peuples, dans certains domaines au moins – économie, droit, coordination sociale, etc.

Vrais et faux anarchistes:
Il ne suffit pas de se proclamer anarchiste pour l'être. L'existence du principe anarchiste fait qu'il est possible de distinguer dans les faits ceux qui l'appliquent de ceux qui ne l'appliquent pas.

L'existence de ce principe anarchiste, en somme une règle qui définit ce qui est anarchiste et ce qui ne l'est pas, n'est pas contradictoire en soi puisqu'est anarchiste celui qui accepte ce principe librement, sans avoir besoin d'un chef pour lui imposer. Cette considération permet de distinguer définitivement l'anomie de l'anarchie: généralement, les faux anarchistes sont en fait des anomistes. L'anomie obéit au principe anomiste, qui dit qu'il n'y a pas de règles (ce qui constitue une règle, paradoxalement). Par exemple, les illégalistes, criminels imposant par la violence leurs propres règles de vol et meurtre autorisés à ceux qui n'en veulent pas, sont de faux anarchistes mais de vrais anomistes.

Exemples de vrais anarchistes:
- les anarcho-libertariens jusnaturalistes et autonomistes
- les anarcho-communistes non-révolutionnaires
- les anarcho-primitivistes pacifistes
- les anarcho-chrétiens

Note: Ces exemples ne sont pas exhaustifs, bien entendu.

Anarchie, loi et justice:
Parce que l'anarchie implique que les règles des uns ne s'appliquent pas forcément aux autres, il ne peut pas y avoir une unique loi commune à tous en anarchie en dehors d'un consentement unanime à cette loi (ce qui est toutefois arrivé à plusieurs reprises, historiquement). Une loi anarchiste est par conséquent polycentrique, sans être nécessairement écrite ou formalisée. Cela implique aussi l'existence de mécanismes, également anarchistes, pour résoudre les conflits causés par des différences légales ou des actes injustes.

Le plus simple de ces mécanismes est la légitime défense, par laquelle celui qui refuse une règle qu'un autre l'oblige à suivre va essayer d'appliquer l'universalité de cette règle. En d'autres termes moins abscons, cela consiste à renverser les rôles, à suivre la réciproque de la règle. Celui qui veut tuer est tué. Celui qui veut voler est volé. Son but est de faire renoncer volontairement aux règles injustes et destructrices pour ne garder que les règles dont l'application est unanimement ressentie comme juste par ceux qu'elles affectent.

En dehors de ça, n'importe quelle forme de système judiciaire qui respecte le principe anarchiste est envisageable. La nécessité de respecter le libre consentement fait que les plus populaires de ces systèmes sont contractuels (assurances mutuelles formelles chez les pirates et les libertariens) et compensatoires (serments des Igbos, pénalités réparatrices des Islandais libres, arbitrages des agoristes).

Revendications communes à tous les anarchistes:
Il y a très peu de revendications qui soient défendues par tous les anarchistes ou même par une vaste majorité simultanément, à cause du principe anarchiste lui-même. Néanmoins, il en émerge certaines qui sont assez constantes pour être mentionnées:

- rejet de l'état en tant que monopole de l'usage légitime de la force
- rejet de toute prétention de légitimité a priori de la loi ou de l'autorité
- rejet de l'esclavage

Des concepts communs à tous les anarchistes existent aussi, dont on retrouve la trace assez souvent pour en faire mention:
- Dissension pacifique
- Légitime défense
- Objection de conscience
- Désobéissance civile
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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 04:37

L'Educastrons Nationale* complice des pédophiles** ?

L'Educastrons Nationale* complice des pédophiles** ?

Voici une histoire authentique qui nous a été racontée par un témoin direct.
Elle se passe au début des années 2000 dans une ville moyenne de la province française.

Une petite fille vient voir son instituteur pour se plaindre de sévices sexuels dont elle est la victime de la part de ses parents. Après avoir fait le nécessaire pour sa prise en charge, l'instituteur réfléchit. Ayant été sensible à la difficulté que la victime a eu pour comprendre et exprimer ce dont elle a été victime, il se dit que le meilleur moyen de pouvoir prévenir et détecter les cas d'abus sexuel est de donner aux enfants les connaissances et le vocabulaire nécessaire. Il décide donc de donner à sa classe un cours d'éducation sexuelle, après en avoir parlé au psychologue scolaire et sans en référer au directeur de l'école comme son statut le lui permet.

Il donne donc ce cours. Consciencieusement les enfants recopient dans leur cahier les définitions de "fellation", "cunnilingus", "sodomie"... et rentrent chez eux.
Dès le lendemain, fous de rage, quelques parents téléphonent à l'inspection d'Académie. Convoqué immédiatement l'instituteur maintient le bien fondé de sa démarche : il est muté sur le champ. Il aura à peine le temps de dire adieu à ses élèves.

Il faut noter qu'au Québec les actions de dépistage des abus sexuels sur les enfants sont menées systématiquement dans les maternelles. Des psychologues montrent à l'aide de poupées les différents actes sexuels et observent les réactions significatives des enfants.

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 03:41

Les anarchistes pendant la guerre de 1939-1944

Les anarchistes pendant la guerre de 1939-1944
PACO. Les anarchistes pendant la guerre de 1939-1944


Comme chaque année, les manifestations patriotiques vont se succéder pour commémorer la Libération et la fin du régime nazi. Journalistes et historiens cathodiques se gardent toujours bien de soulever les pages qui bousculeraient les images d'Epinal. Ne comptons pas sur l'histoire officielle pour dire que les anarchistes allemands, espagnols, italiens, français... ont payé cher leur combat contre le fascisme européen. Réparons cet « oubli ».

Pour les anars allemands, l'horreur commença bien avant 1939. Erich Mühsam, militant anarchiste juif, fut arrêté par les nazis le 28 février 1933, le lendemain de l'incendie du Reichtag. Torturé au camp de concentration d'Oranienburg, il fut pendu le 10 juillet 1934. Les nazis tentèrent de maquiller leur crime en suicide... Dès cette époque, les anarchistes et anarcho-syndicalistes connaîtront les camps de Sachsenhausen, de Dachau, de Buchenwald...
Face à la guerre, les réactions des anars français furent multiples. Ayant en mémoire la boucherie de 14-18, les pacifistes engagés avec Louis Lecoin autour du tract Paix immédiate ne ménagèrent pas leurs efforts pour tenter d'éviter une guerre hélas devenue incontournable. (Notons tout de même que certains égarés, en petit nombre heureusement, confondirent peu après Armistice et pacifisme. Mais qui n'a pas eu ses brebis galeuses durant cette période sombre ?) Il y eut aussi de nombreux déserteurs, des insoumis qui n'avaient nullement l'intention de « se faire trouer la peau pour le capitalisme ». D'autres luttèrent dans les camps et les prisons où ils étaient enfermés. Enfin, les anars apportèrent bien sûr leur contribution dans les maquis et les réseaux. Pour donner un aperçu de la diversité des situations, citons quelques exemples. Sur Marseille, un groupe anar clandestin édita pendant trois ans tracts, journaux et affiches.
Celle intitulée Mort aux vaches ! se terminait par « Crève-les toutes : qu'elles portent en grelot une croix gammée, une étoile rouge, l'Ordre de la jarretière, la Croix de Lorraine ou une francisque. Vive la liberté ! Vive la paix ! Vive la révolution sociale ! » Un congrès anar clandestin se tiendra à Toulouse, le 19 juillet 1943, en présence de délégués venus de Toulouse, Agen, Villeneuve-sur-Lot, Paris, Marseille, d'individuels (dont Voline) et d'observateurs espagnols de la CNT. Emprisonné à Marseille, le compagnon André Arru, comme d'autres résistants, eut à souffrir de la saloperie stalinienne. Il fut « oublié » par un responsable coco lors d'une évasion collective. C'est vrai que les anars n'étaient pas des patriotes ! Le Havrais Georges Burgat, président de la section locale de la ligue internationale des combattants pour la paix, insoumis, se joindra au groupe Libération-Nord sous le nom de Colinet. Autre insoumis, l'anarcho-syndicaliste Charles Cortvrint (alias Charles Ridel, Luis Mercier Vega...), finira la guerre comme adjudant dans les Forces françaises libres ! Le parcours d'Armand Gatti est connu aussi. Maquisard en Corrèze, déporté, évadé, il deviendra parachutiste « anglais »...
Son film L'Enclos est inspiré par l'enfer concentrationnaire. L'île d'Oléron fut libérée par un groupe hétéroclite de résistants et par des soldats alliés. Les résistants voulaient un drapeau pour avancer. Celui de l'anar du groupe fut adopté. Une photo immortalise la jonction des libérateurs. Un drapeau noir à tête de mort (clin d'oeil à Makhno à ne pas confondre avec un pavillon pirate !) est brandi fièrement par les héros du jour. Ici ou là, des compagnons agissaient dans des groupes FTP, FFI, MUR ou autonomes, organisaient des évasions, cachaient des fugitifs, faisaient des faux papiers, participaient à des attentats... souvent à titre individuel, sans laisser de trace. Ce qui ne facilite pas notre tâche aujourd'hui pour recoller les morceaux.
Il est un peu plus facile de connaître le parcours des compagnons espagnols après la victoire de Franco. Un mois après la signature de l'Armistice, douze mille républicains avaient déjà été déportés à Buchenwald et à Mauthausen. Selon les archives SS, 80% d'entre eux étaient libertaires ou anarcho-syndicalistes. Ceux qui étaient encore parqués dans des camps insalubres, dans le sud-est de la France, désiraient poursuivre la lutte antifasciste. Recrutés quotidiennement par les gendarmes, plusieurs milliers se retrouvèrent dans la Légion étrangère où ils firent office de chair à canon. Pour convaincre les plus méfiants, les autorités françaises assuraient que Franco serait détrôné par les alliés à la fin de la guerre...
D'autres camarades espagnols prirent le maquis. La CNT, la FAI et les FIJL s'unirent au sein du Mouvement libertaire en exil (MLE). Certains militants intégrèrent les FTP où on leur réservait tous les mauvais coups. Bien aguerris par la guérilla anti-franquiste, les camarades ne manquaient pas d'audace. Leur tempérament ne les sauva malheureusement pas toujours. Le drame du plateau des Glières, en mars 1944, en atteste. On retrouvera des copains dans des groupes nommés Libertad (qui libéra le Lot et Cahors) ou Bidon 5 (en Ariège), dans les maquis de Dordogne, de l'Aveyron, de Savoie, du Cantal, de Corrèze, des Landes, du Gers, du Rouergue, du Limousin, du Vercors... Le groupe cénétiste Libertador était spécialisé dans le renseignement militaire. Il travaillait avec l'Intelligence service et le BCRA. Le « commandant Raymond » (Ramon Villa Capdevilla) et deux cents anars espagnols anéantiront les nazis qui avaient massacré Oradour.
Hélas, comme en Espagne, les ennemis n'étaient pas seulement fascistes. Les staliniens espagnols élimineront un grand nombre d'anars. Des socialistes connaîtront parfois le même sort. Exécutions sommaires et « disparitions » étaient monnaie courante dans l'Aude, l'Aveyron, l'Ariège, le Lot...
Ironie de l'histoire, on retrouvera une partie des anarchos espagnols... à la Libération de Paris. Ils seront même les tout premiers à entrer dans la capitale le 24 août 1944. Ils avaient troqué calot et espadrilles contre l'uniforme de la 2e division blindée du général Leclerc (notre photo). Quand l'ordre fut donné d'accélérer la progression des blindés vers Paris, Leclerc confia la mission à Raymond Dronne, capitaine de la 9e compagnie, la « Nueve », essentiellement composée d'anarchistes.
Le premier détachement arrivera par la porte d'Italie. A 21h22, chars et half-tracks appelés Guadalajara, Ebro, Madrid, Teruel..., atteindront l'Hôtel de Ville où les anars feront flotter le drapeau français ! La foule en liesse attendait des Américains. Elle découvrira cent vingt Espagnols, anarchistes par dessus le marché. Luis Royo-Ibanez est un ancien du half-track Madrid. Interviewé dans L'Humanité du 19 août 2004, sa première pensée va toujours aux camarades anarchistes qui ont laissé leur peau dans les combats qui les conduiront jusqu'à Berchtesgaden, au QG d'Hitler.
Bien entendu, quand les historiens mentionnent la présence d'Espagnols dans la 2e DB ou dans la Résistance, il s'agit toujours de « républicains ». Terme vague qui noie bien le poisson... Le 24 août 2004, le maire de Paris a inauguré des plaques pour rendre hommage aux... « républicains espagnols de la 2ème DB ». Bien peu de journalistes ont eu l'idée d'aller voir ce qui se cachait derrière cette curiosité historique.
Bref, les anars, particulièrement les Espagnols, n'ont pas attendu l'arrivée du service de travail obligatoire pour agir. Pendant que les communistes slalomaient entre Pacte germano-soviétique et patriotisme xénophobe, les anars ont vite su trouver leur cible. Ce qui fait dire à Pépito Rosell, militant de la CNT : « Quand le PCF rejoignit la barricade, il y a longtemps que nous la tenions ! » Dans cette période pour le moins complexe, les anars faisaient ce qu'ils pouvaient où ils pouvaient. Si des cohortes d'historiens cocos ou gaullistes « omettent » de parler de l'engagement des libertaires, certains anars, préférant le romantisme des épopées durrutistes ou makhnovistes, ont aussi sans doute du mal à assumer l'image de camarades suant dans des uniformes de légionnaires ou de combattants des FFL... Mais l'histoire est ainsi faite. Une chose est certaine. Dans les maquis, dans la Légion ou les FFL, des milliers d'anars sont morts en servant d'autres intérêts que ceux du mouvement libertaire. Trahis (Franco a finalement saigné l'Espagne jusqu'en 1975) et « oubliés », les survivants doivent encore faire des cauchemars. La lutte antifasciste et révolutionnaire qu'ils menaient a été confisquée par ceux qui n'avaient qu'une idée en tête : restaurer l'Etat et mettre la main sur le pouvoir.
Faute d'être en mesure de prolonger la Libération dans une voie révolutionnaire, les anarchistes auraient sans doute pu s'inviter au Conseil national de la Résistance. La plupart des Espagnols étaient membres de la CNT et leur nombre n'était pas ridicule. Selon Pépito Rosell, les anars avaient alors des chances de développement aussi grandes que les autres mouvements. Mal organisés et probablement écoeurés par la partie de poker menteur qui se jouait en haut lieu, tous sont rentrés « chez eux » la mort dans l'âme. En engageant dans la Résistance de nombreux compagnons à titre individuel et non comme représentants du mouvement libertaire organisé, les anarchistes ont peut-être raté le coche de l'histoire.
Il ne s'agit pas de nous lamenter et de revendiquer notre place dans les défilés militaires cocardiers ou de courir après les remises de médailles. Que l'on se rassure, aucun anar n'aurait eu envie de participer, en 2004, au show consensuel qui transformait la lutte antinazie en commémoration patriotique franchouillarde. Le sirop qui s'écoulait de la célébration du 60e anniversaire de la Libération avait un goût bien trop amer.
Notamment quand on osait glorifier certains fonctionnaires passés in extremis de la collaboration la plus zélée à la « résistance »...
Pour conclure provisoirement, disons qu'un long travail historique est à entreprendre pour reconstituer tous les aspects de l'action libertaire contre le fascisme européen. Ce serait un minimum pour la mémoire des militants désintéressés qui n'ont rien monnayé contre leurs actions.
Paco
http://raforum.info/spip.php?article3759




# Posté le mardi 24 novembre 2009 14:53

Sans commentaires !

Cuba, l'Iran et la Corée du Nord privés de Windows Live Messenger


Depuis déjà plus d'une semaine, les habitants de Cuba, de l'Iran, de la Syrie, du Soudan et de la Corée du Nord n'ont plus accès à Windows Live Messenger. Lorsqu'ils tentent de se connecter au réseau, ils reçoivent du serveur le message « Error 810003c1 : We were unable to sign you in to the .NET Messenger Service. ». L'erreur est expliquée sur le site Windows Live : Microsoft a volontairement coupé l'accès à ses services Windows Live aux utilisateurs des pays sous embargo américain.
La décision unilatérale de l'éditeur fait débat. La mise à disposition d'un service de messagerie instantanée aux pays sanctionnés par les États-Unis n'est pas interdite par les autorités américaines. Contrairement au téléchargement d'un logiciel qui est assimilé à l'export d'une marchandise. A Cuba, Microsoft autorisait ainsi l'accès à son service depuis 10 ans.
En réponse aux critiques du gouvernement cubain, Microsoft argue qu'il « s'assure qu'Internet reste une plateforme de contenu et de commerce ouverte et libre », tout en appelant « les gouvernements à faire preuve de retenue dans la régulation de l'internet ». De l'art de ménager la chèvre et le chou...
http://www.aussitot.fr/cuba-iran-coree-du-nord-prives-windows-live.html

# Posté le mardi 24 novembre 2009 08:28

L'anthropologie

Madame Morano vous dénigrez l'Africaine par manque de culture L'anthropologie est une science qui vous fait défaut .
Jean-claude

# Posté le lundi 23 novembre 2009 11:55

Modifié le lundi 23 novembre 2009 20:05

l'antichambre

Le politicien eric Besson qui est l'antichambre de l'expulsion ferais bien d'y rentrer lui aussi ainsi que ça clique de fachos
Jean-claude

# Posté le lundi 23 novembre 2009 08:55

Modifié le lundi 23 novembre 2009 20:05

Un peu de doctrine en passant...




lundi 15 octobre 2007, par Sterne (Lucy)

Dans une controverse que Benjamin R. Tucker inséra dans Liberty, il revint sur quelques questions de principe de première importance. Traduisons la partie essentielle de cette controverse.

« Je n'admets rien, commence par déclarer Tucker, sauf l'existence de l'individu, comme condition de sa souveraineté... S'il est vrai que l'affirmation de la souveraineté individuelle précède logiquement la protestation contre l'autorité en tant que telle, dans la pratique elles sont inséparables. Protester contre l'empiètement sur la souveraineté individuelle, c'est nécessairement affirmer la souveraineté de l'individu.

L'anarchiste porte toujours sur lui sa boite de munitions ; il ne peut pas combattre sans elle. Sinon, il devient Archiste... Comme je l'ai fait remarquer un jour au camarade Llyod, l'Anarchie ne présente pas d'aspect qui soit affirmatif, au sens constructif. Ni comme Anarchistes, ni — ce qui est pratiquement la même chose — comme individus souverains, nous n'avons à accomplir aucune œuvre constructive, quoique, en tant qu'êtres progressifs, notre besogne soit immense. Cependant, si nous jouissions de la liberté absolue, nous pourrions, si nous le choisissons, demeurer parfaitement inactifs : nous n'en serions pas moins des individus souverains... »

Plus loin : « Il est très facile de discerner qui est Anarchiste ou qui ne l'est pas. Il s'agit d'une question pour le déterminer sur le champ. Croyez-vous à une forme quelconque d'imposition sur la volonté humaine par la force ? Si oui, vous n'êtes par Anarchiste ; si non, vous l'êtes. Peut-on demander quelque chose de plus évident, de plus scientifique ? »

« Anarchie ne veut pas simplement dire opposition à l'archos, au chef politique. Il signifie opposition à arché. Or, arché, en premier lieu, veut dire commencement, origine. Ce mot a ensuite pris le sens de premier principe, élément, puis de première place, pouvoir suprême, souveraineté, domination, commandement, autorité ; finalement il a voulu dire : un état souverain, un empire, un royaume, une magistrature ; un office gouvernemental. Étymologiquement, le mot anarchie peut revêtir plusieurs significations, parmi lesquelles, comme l'écrit mon contradicteur, celle de sans principe directeur, et je n'ai jamais objecté à cet emploi de ce mot, m'efforçant toujours, au contraire, d'interpréter selon leur définition, la pensée de ceux qui se servent du terme anarchie dans ce sens. Cependant, le mot Anarchie, comme vocable philosophique, et le mot Anarchiste, comme appellation d'une secte philosophique, ont d'abord été appropriés connue signifiant opposition à la domination, à l'autorité, et le demeurent, du droit du premier occupant, et qui rend impropres et confus toutes autres acceptions de ces termes ». D'où il ressort que, dépassant la sphère politique, le mot Anarchie, ne veut pas dire nécessairement sans principe directeur, alors que pris dans son sens doctrinal, il signifie toujours opposition à :, négation de :, absence de : domination, autorité. Par suite, comme l'écrit Tucker en concluant sa controverse, le terme Anarchie contient complètement et scientifiquement la protestation, la revendication individualiste.

Lucy Sterne.


La Presse Anarchiste
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 13:39

Venue de Fillon à Reims : La police se déchaîne

Venue de Fillon à Reims : La police se déchaîne
Jeudi 19 novembre, François Fillon accompagné d'une équipe ministérielle venait à Reims inaugurer un projet d'aide à la réussite au Lycée Roosevelt. 200 lycéen-e-s s'étaient réuni-e-s devant le lycée afin de protester contre ces réformes entraînant des suppressions de poste, un flicage des lycéen-e-s et une aide personnalisée conduisant à une professionnalisation accrue des enseignements.
Les CRS et Gendarmes mobiles ont alors chargé le rassemblement sans la moindre sommation. Entraînant une panique chez les manifestant-e-s. C'est alors qu'une milice (hommes en costumes avec armes à feu apparentes) rentrait dans la manifestation pour arrêter les premier-e-s manifestant-e-s qui leur passaient sous la main, avec une violence rare (coup de poing, coup de pieds et intimidation des personnes tentant d'aider les interpellé-e-s).
Il y a eu 12 arrestations et 4 lycéen-e-s blessé-e-s, dont un est encore à l'hôpital à l'heure où nous écrivons ce communiqué. La police de Sarkozy a toujours été violente, cependant la venue du premier ministre a été le prétexte à un véritable déchaînement de la part de la police. Ceci n'a rien de banal et nous devons dès à présent nous organiser afin de condamner cette forme de violence policière.
Nous nous battons toujours pour le retrait de la réforme des lycées, l'embauche de professeurs et nous exigeons la libération et l'abandon de toutes poursuites judiciaires contre les personnes interpellées.
Alternative libertaire, le 21 novembre 2009

# Posté le samedi 21 novembre 2009 14:24